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Le peuplement de Saint-Macaire remonte à
la période néolithique, environ cinq millénaires
avant J.C. En témoigne, le menhir gravé de la Bretellière,
haut de 6,20 mètres, l'un des plus beaux de France au dire
de Célestin Port. |
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Le
modeste bourg d'Espetven fut choisi au Ve siècle
par un moine nommé Macaire, disciple probable de Saint Martin
de Tours, pour évangéliser la région et y créer
une communauté monastique. |
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Mais
les tribulations des Mauges ne cessèrent pour autant. En
1214, toute la région fut détruite par les troupes
de Philippe-Auguste, tache sombre au milieu du printemps de la civilisation
que furent les trois premiers siècles du deuxième
millénaire. A la mort du "roi René" duc
d'Anjou, en 1481, la province est rattachée directement à
la couronne de France. Les guerres de "religion"
(XVIe siècle) laissèrent un pays "en totale ruine tant du bourg que de la
campagne". |
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René Gendry fut le premier curé, entre 1660 et 1690, à résider sur place. On lui doit la fondation de la première école de filles en 1697 ainsi qu'un petit séminaire. Son opposition au seigneur de la Bernardière lui valut un séjour dans les prisons angevines. Son successeur, René Verdon rebâtit, en 1714, la chapelle Sainte-Marguerite qui marque encore aujourd'hui l'entrée de la rue principale de la commune. |
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C'est à cette
époque que se structure une industrie du textile qui ne répondait
jusqu'alors qu'aux besoins personnels. |
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En janvier
1790, le premier magistrat, élu est René Bouchet.
Il démissionne un an plus tard pour protester contre le départ
du curé Delacroix. Il est remplacé par Pierre Audouin,
plus favorable aux idées républicaines. |
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Le procureur
de la commune, René Humeau, soupçonné de jouer
un double jeu, fut guillotiné le19 nivose an 2 (8 janvier
1794) sur la place du Ralliement à Angers. Le curé
Louis Delacroix, qui avait suivi l'armée royaliste, y fut
également guillotiné le 22 prairial an 2 (10 juin
1794). Début 1795, des négociations dans la maison
dite de " la comité" aboutirent au traité
de Saint Florent entre Stofflet et la république thermidorienne.
Le vicaire Gaudin, constamment resté sur la paroisse pendant
toute la guerre, put reprendre son ministère au grand jour. |
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Si la paix régnait au début
du XIX eme siècle, malgré l'intermède
des combats de Rocheservière en 1815 auxquels participèrent
les restes de l'armée vendéenne, la prospérité
fut plus longue à s'établir. Ce n'est que par la fondation
des premières usines de chaussures qu'un relatif bien-être
s'installa dans la commune.
Henri Doizy fonde le premier
atelier en 1879, bientôt suivi par Eugène Hy en 1883.
En 1897 l'atelier Hy est racheté sous forme de société
par actions, connue pendant un siècle sous le nom |
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En 1830, les deux-tiers de la population ne savent pas écrire. Pour y remédier, le curé Bretault fonde en 1842 une école de garçons bientôt encadrée par les frères de St Gabriel. Vers la fin du XIXe siècle, (loi Goblet de laïcisation des enseignants, 1886), cette école, située place Ste Marguerite, devient "école publique". Pour aider les femmes qui travaillent, le curé Bretault fonde un asile pour les pré-scolaires, préfiguration de ce que sera la maternelle. En 1846, il crée une école de filles. Mais sa grande oeuvre fut indiscutablement la construction de la nouvelle église de 1857 à 1862. |
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La guerre de 1914 fut, comme partout, un cataclysme sans précèdent (99 morts sans compter blessés, veuves et orphelins). Malgré les difficultés économiques de l'entre-deux guerres, les usines se multiplièrent dans la commune et les gros ateliers artisanaux devinrent, avec le développement du machinisme, de véritables industries. On en compta jusqu'à 24 à la veille de la seconde guerre mondiale puis près de 40 dans les années 50. |
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Profitant
de cette prospérité économique et du baby-boom
de l'après-guerre, la ville se développe fortement
durant "les trente glorieuses". De 2881 habitants en 1946,
sa population passe à 3859 en 1968 puis à 5800 au
dernier recensement. Aux emplois de la chaussure s'ajoutent, dans
les années 60-70, ceux des travaux publics (Chupin-Vigneron,
qui deviendra SERTP) et de la confection pour enfants (Catimini). |
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Depuis les années 70, l'activité de la chaussure subit de plein fouet la crise et l'effet de la mondialisation. Mais les dernières municipalités veillent à la diversification de l'emploi, en créant des zones industrielles. |
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Sous les mandatures
de Madame Coiffard et de Monsieur Hy de nouveaux équipements
indispensables voient le jour. |
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En 1994 création de la
communauté de communes "Sèvre et Moine"
avec les communes de : Saint André, Le Longeron, Torfou,
La Renaudière, Roussay. Celle-ci gère certaines délégations
de compétences dans les domaines économiques, culturels
et de l'environnement.
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BIBLIOGRAPHIE |
CRÉDIT
PHOTOGRAPHIQUE |
30 janvier 2005 |
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